Mon Paradis à Moi

Il n’y a rien de mieux
En ces jours pluvieux
Que de préparer ses affaires
Pour quitter cet enfer
Dans deux mois me voilà partie
Je m’en vais vers mon paradis
Avant, je dois dépasser les racines de mes peines
Je suis sur la bonne voie, telle une vraie reine
Ma plume recherche ses mots et rame
Pour remplir la page qui contient son âme
Je suis comme un atome dans une enveloppe de lumière
Et mon esprit est la trinité de sa couleur printanière
Sous les étoiles brillent les nuits des lumières
Aux silences des souvenirs oubliés très primaires
Sur l’épaule de mon amitié se trouve le dos de mes silences
Difficile de trouver quelque part son équivalence
Aux murs remplis de graffitis qui murmurent les souvenirs de mes maux,
Coule les couleurs de mes rêves perdus dans la brique de son imaginaire clos
Je suis comme une feuille blanche qui demande aux mots sans titre,
Au texte de mon cœur une signature pour effacer mes pleurs par litres.
Mes sourires jamais ne meurent, ils somnolent
Dans mes rêves, un pays qu’ignorent toutes boussoles
Leurs utilités ? Vernir les anges et leurs belles auréoles
Leur donnant le feu de bronze de toutes les lucioles.
Cette nuit, j’ai rencontré un ange et j’ai été conduite
À me confesser, mais il m’a séduite
Il a allumé une magnifique bougie
Tout au fond de mon cœur rougit
Pour me réchauffer et écouter ma prose
Il m’a offert des pétales de roses
Car dans mes rêves, les miennes étaient fanées
Pour l’éternité il va me les entretenir, me les arroser
Telle une bouteille à la mer
Mon cœur voyage dans un paradis vert
Pour se laisser séduire sans méfiance
Sachant qu’un ange me protège, je suis en toute confiance
Vers un avenir sans contraintes
Je peux avancer sans craintes.